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Comment arrêter de se faire du souci tout le temps ?

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Comment arrêter de se faire du souci tout le temps ?

Vous arrive-t-il de vous questionner sur un sujet précis, puis de raisonner pour évaluer les risques en lien avec ce sujet et d’imaginer toutes les solutions possibles ?

Nous avons des problèmes de vie. Ces problèmes sont liés à des événements qui touchent tous les domaines de la vie : la santé, le travail, les enfants, les relations amicales, familiales, les finances… Le souci est très utile pour prévoir et assurer une certaine sécurité dans l’avenir. Nous avons donc, très souvent, de très bonnes raisons de nous faire du souci, car nous voulons faire les meilleurs choix.

Mais une porte blindée n'empêche pas toujours un cambriolage !!!

Tous ces questionnements et raisonnements se répètent et forment un ressassement parfois interminable.

De ces raisonnements découlent des comportements pour rechercher une sécurisation. Vous allez donc prendre des précautions, faire des vérifications, reporter l’action ou la décision (procrastiner), voire annuler l’action. Ce mode de fonctionnement s’appelle le « souci anxieux ».

Qu’est-ce que le souci ? L'inquiétude ?

Le souci est un phénomène cognitif faisant référence à des événements futurs, aux conséquences incertaines ou bien à des conséquences futures d’un événement passé. La personne développe alors des pensées verbales négatives, accompagnées d’un sentiment d’anxiété.

Il se formule souvent sous la forme de question commençant par « Et si… ».

Quelles différences entre le souci normal et le souci anxieux ?

Le souci normal permet de continuer à fixer son attention naturellement, sans trop d’efforts, sur autre chose et notamment sur ce qui se passe au présent. La personne soucieuse a plutôt confiance dans sa réflexion, même si celle-ci est laborieuse. Elle n’a pas le sentiment de toujours recommencer à zéro. Ce temps de réflexion prépare à l’adaptation en fonction du contexte et des moyens dont dispose la personne. L’action qui découle de cette réflexion est organisée et efficace.

Dans le souci normal, finalement, les expériences sont constructives et la confiance en soi demeure ou augmente.

Dans le souci anxieux, chacune de ces étapes peut être perturbée de façon importante. L’anxiété et la difficulté à s’adapter rendent l’expérience pénible et diminuent la confiance en soi pour une prochaine expérience.

La personne ressent une inquiétude permanente, durable, incontrôlable. Ces soucis envahissent son esprit et elle n’arrive pas à les chasser ou à raisonner. Ils peuvent paraître démesurés par rapport à la situation.

Deux types de souci sont définis :

Les soucis de type 1 : le problème est actuel et la personne se préoccupe de ses conséquences futures.

 Exemple : je me suis disputé avec ma femme. Et si on divorce…?

Les soucis de type 2 : le problème n’existe pas encore.

Exemple : si mon enfant rate son bac …alors ….

Des croyances sur les soucis ?!

Nous avons tous des croyances concernant les soucis que l’on appelle aussi méta-soucis.

Ces méta-croyances peuvent être positives :

Il est nécessaire de se faire du souci pour :

  • faire face à l’incertitude,
  • contrôler le futur,
  • prévenir les problèmes
  • éviter d’être blâmé-e ou déçu-e
  • trouver de meilleurs moyens de faire face aux difficultés
  • motiver l’action
  • présenter un aspect de sa personnalité.

Ces méta-croyances peuvent aussi être négatives :

Les soucis peuvent-être incontrôlables et malsains. La personne a la sensation de devenir folle à force de se faire du souci.

Les soucis deviennent problématiques s’ils sont employés comme stratégie pour faire face aux difficultés. Se faire du souci ne règle pas le problème.

Quelles sont les conséquences pour vous ?

La personne qui se fait du souci anxieux montre une attitude négative face aux problèmes de la vie et a tendance à exagérer la situation. Lorsqu’elle met en place la résolution de problème, elle n’envisage que les aspects négatifs et oublie les aspects positifs d’une difficulté.

La personne soucieuse s’engage plus difficilement dans un processus de résolution de problème. Elle aura tendance à éviter, fuir les situations pouvant lui déclencher de l’anxiété et à chasser les pensées soucieuses par des pensées ou images positives. Ces stratégies à court terme apportent du soulagement émotionnel mais à long terme, elles renforcent les inquiétudes.

Dans cet article, vous trouverez des pistes pour mieux réguler votre anxiété.

 

Relever et observer

Pour commencer, vous pouvez observer les conséquences du souci anxieux sur vous. Ici, vous pouvez télécharger une fiche pour vous aider à faire ce relevé.

Puis vous pouvez observer de façon méthodique et répétée les comportements que vous adoptez lorsque vous vous faites du souci. Êtes-vous plutôt à chercher des informations, des solutions, à éviter les pensées anxieuses, à prendre des précautions, à vérifier, à procrastiner…? Ces comportements sont-ils efficaces pour vous ? Sont-ils aussi efficaces à court terme qu’à long terme ?

Résoudre ses problèmes

Pour se faire moins de souci, il faut également résoudre ses problèmes. Prenez conscience de vos inquiétudes en établissant une liste puis en les qualifiant. Est-ce un souci de type 1 ou de type 2 ? Pour les soucis de type 1, il est possible d’utiliser la technique de la résolution de problèmes. Quant aux soucis de type 2, ils peuvent être mis de côté.

Travailler ses croyances

Vous pouvez également dresser une liste des croyances positives et négatives que vous avez sur l’utilité de vous faire du souci. Ensuite, cherchez toutes les preuves possibles de la véracité de cette croyance et les contre-preuves de la fausseté de cette croyance. 

Dans cet article, vous trouverez des pistes pour travailler sur vos croyances limitantes. 

Affronter ses peurs

Éviter de vous confronter à vos soucis n’est pas le meilleur conseil que l’on puisse vous donner. Pour se faire moins de souci, il faut affronter ses peurs. Décrivez précisément la situation en précisant l’enchaînement des pensées. Il faut que vous écriviez le texte pour le relire à haute voix ou que vous l’enregistriez. Ensuite, relisez à voix haute le texte ou réécoutez l’enregistrement à différents moments, jusqu’à ce que l’anxiété associée aux détails pénibles diminue.

Prêt-e à essayer ?

 

Chaleureusement

PS : Ce que je vous partage dans ces articles, ce sont des ressources que je donne en séances et/ou en devoirs à la maison. Mon objectif est de vous les partager pour vous familiariser avec les principes des TCC et vous permettre de comprendre leur fonctionnement. Bien que ces ressources puissent suffire à améliorer votre bien-être, certaines personnes peuvent avoir besoin d’un accompagnement plus personnalisé et de soutien pour les mettre en pratique. Si vous êtes dans cette situation, je vous encourage vivement à consulter.  

Ne restez pas seul-e avec vos difficultés. Et si vous avez des difficultés pour choisir le ou la bon-ne psychologue, dans cet article vous trouverez des pistes de réflexions.

Vous pouvez prendre un rendez-vous : 

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Je suis Sophie, psychologue, psychothérapeute et conseillère conjugale. J'ai pour ambition, avec ce blog, de vous partager mes connaissances en santé mentale. Vous pourrez y découvrir astuces, conseils et théories psychologiques

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